Jardin d’hiver est une collection née d’un lieu imaginaire. Un espace à la frontière de l’intérieur et de l’extérieur où la nature se tiendrait en retrait, protégée par le verre et la pierre. Un jardin d’hiver, comme ceux des vieilles demeures bourgeoises, baigné de lumière douce, presque froide, que le mobilier vient capter, prolonger, réchauffer. C’est dans cet entre-deux, que la collection prend racine.
Le bois dialogue avec le métal forgée, non pas comme un signe d’ostentation, mais comme une surface de lumière. Le doré ne s’impose pas, il se pose. Il accompagne les lignes, souligne les structures, capte les rayons bas de l’hiver, pour les redistribuer dans l’espace. Les formes sont calmes, végétales, évoquant des branches figées, des tiges endormies, des architectures naturelles observées au ralenti. Le métal devient lumière, le bois devient refuge.
Collection fondatrice, elle est le point de départ, d’un cycle de recherche qui donnera naissance à Orée de l’hiver et Hiver noir. Elle en contient les racines avec, une attention portée, à la matière ainsi qu'au temps long et la poésie de l’ombre. Plus lumineuse, plus contemplative, elle agit ainsi, comme un repère. Un premier paysage, où l’hiver n’est pas encore noir, mais, ou il est présent, adouci par un éclat discret du doré et la promesse silencieuse de la lumière.