HIVER NOIR.
Avec Hiver noir, la matière traverse le feu.
Un instant suspendu où la transformation remplace la disparition.
Un instant suspendu où la transformation remplace la disparition.
Le bois est brûlé selon la technique japonaise du Yakisugi.
Marqué par la flamme, il ne s’efface pas. Il se densifie, se protège, se révèle.
Marqué par la flamme, il ne s’efface pas. Il se densifie, se protège, se révèle.
La surface noircie devient peau.
Striée, vibrante, elle capte la lumière autant qu’elle l’absorbe.
Striée, vibrante, elle capte la lumière autant qu’elle l’absorbe.
L’hiver n’est pas une fin.
Il est une phase de retrait, un temps de concentration.
Il est une phase de retrait, un temps de concentration.
Les formes se dépouillent.
Les lignes se tendent.
Chaque assemblage dialogue avec le silence.
Les lignes se tendent.
Chaque assemblage dialogue avec le silence.
La brûlure agit comme une protection.
Le bois, éprouvé, devient plus stable, plus résistant.
Le bois, éprouvé, devient plus stable, plus résistant.
Hiver noir explore ce paradoxe.
L’ombre comme lumière contenue.
La trace du feu comme mémoire active.
L’ombre comme lumière contenue.
La trace du feu comme mémoire active.
Une présence sombre, calme, durable dans l’espace.